Diagnostic de performance énergétique (DPE) : calcul, prix, validité et obligations

Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) est un document vous permettant de déterminer l’efficacité énergétique d’un logement. Il s’agit notamment d’un papier obligatoire pour vendre un bien immobilier ou le louer. Mais, plus concrètement, que mesure le DPE ? Quel est le prix de ce document ? Par qui le faire réaliser ? Choisir.com fait le point avec vous.

DPE

Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) évalue la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre d’un logement. Obligatoire notamment lors d’une vente ou d’une location, il classe le bien de A à G et joue désormais un rôle déterminant dans les règles de location des logements énergivores. Calcul, prix, validité, obligations : Choisir.com fait le point et détaille également les changements prévus au 1er janvier 2027.

DPE : ce qu’il faut retenir en 2026 et 2027 *

  • Le DPE classe un logement de A à G selon sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre.
  • Il est notamment obligatoire lors de la vente ou de la mise en location d’un logement, sauf exceptions prévues par la réglementation.
  • Un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021 est valable 10 ans, sauf réalisation d’un nouveau diagnostic.
  • Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être loué en métropole lors d’un nouveau bail, d’un renouvellement ou d’une reconduction tacite. Les classes F seront concernées en 2028 et E en 2034.
  • Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9.
  • Au 1er janvier 2027, ce coefficient diminuera de nouveau pour atteindre 1,7, ce qui pourra améliorer le DPE de certains logements utilisant l’électricité.
  • Les DPE encore valides établis avant 2027 resteront valables. Une attestation actualisée pourra être obtenue gratuitement auprès de l’ADEME sans nouvelle visite d’un diagnostiqueur.
  • Le DPE évoluera également en 2027 pour mieux prendre en compte les énergies renouvelables, certaines caractéristiques des équipements et les bâtiments à émissions nulles.

*Sources : ministère de la Transition écologique, Service-Public.fr et Journal officiel.

DPE 2027 : qu’est-ce qui va changer au 1er janvier ?

À partir du 1er janvier 2027, le DPE connaîtra plusieurs évolutions, dont une nouvelle baisse du coefficient appliqué à l’électricité. Celui-ci passera de 1,9 à 1,7, après être déjà passé de 2,3 à 1,9 en 2026.

Cette modification diminuera la quantité d’énergie primaire retenue dans le calcul pour l’électricité. Les logements fortement électrifiés chauffage électrique, pompe à chaleur ou production d’eau chaude électrique, par exemple sont les plus susceptibles de bénéficier de cette évolution. Certains logements chauffés à l’électricité pourront même gagner une classe DPE sans travaux lorsque le nouveau calcul leur permet de franchir le seuil d’une classe énergétique.

Attention : une meilleure note liée au nouveau calcul ne signifie pas que le logement consommera réellement moins d’électricité. Ses équipements, son isolation et sa consommation réelle restent identiques.

Les DPE et audits énergétiques réalisés avant le 1er janvier 2027 et toujours en cours de validité n’auront pas à être refaits. Une attestation tenant compte du nouveau coefficient pourra être générée gratuitement sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.

Qu’est-ce qu’un DPE ? À quoi sert-il ?

Selon la définition du ministère de la Transition écologique, le DPE « renseigne sur la performance énergétique d’un logement ou d’un bâtiment, en évaluant sa consommation d’énergie et son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre ».

DPE, bilan, étude thermique, audit énergétique : quelles différences ?

Même s’ils permettent tous d’évaluer certains aspects énergétiques d’un bâtiment, ces documents n’ont pas le même objectif. L’étude thermique intervient principalement dans le cadre de la construction ou de certains projets de rénovation afin de vérifier le respect des exigences réglementaires, notamment celles de la Réglementation environnementale 2020 (RE2020) pour les bâtiments neufs.

Le bilan énergétique permet d’étudier plus précisément les consommations et les déperditions d’un logement afin d’identifier les principaux postes responsables des pertes d’énergie.

L’audit énergétique va plus loin que le DPE en proposant des scénarios de travaux permettant d’améliorer les performances du logement. Depuis le 1er janvier 2025, il est notamment obligatoire lors de la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé E, F ou G au DPE. Cette obligation sera étendue aux logements classés D à partir du 1er janvier 2034.

Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) reste quant à lui le document de référence permettant de classer le logement de A à G à partir de sa consommation d’énergie et de ses émissions de gaz à effet de serre.

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DPE, bilan, étude thermique, audit énergétique : quelles différences ?

Même si tous ces documents semblent s’intéresser aux mêmes éléments d’un logement, ils n’ont pas la même utilité :

  • l’étude thermique est un document qui sert à déposer un permis de construire. En effet depuis 2021, la construction d’un bâtiment neuf est encadrée par la réglementation thermique 2020 (RT 2020) ;
  • le bilan énergétique est une analyse permettant de recenser les déperditions énergétiques d’un logement de manière très précise. Il entre donc plus dans le détail que le DPE et donne un plan complet des travaux d’isolation et de rénovation à lancer pour améliorer l’efficacité énergétique de votre habitat ;
  • l’audit énergétique, il est obligatoire pour les entreprises, les grandes copropriétés, ainsi que toutes les ventes de maisons individuelles et tous les bâtiments d’habitation collective en monopropriété (à partir du 1er avril 2023).

L’étiquette du DPE

Le DPE est un document technique. De ce fait, il est parfois compliqué à lire pour les ménages. Pour leur faciliter la tâche, celui-ci s’accompagne d’une étiquette qui se base sur un système de notation allant de A à G (A étant la meilleure note).

Auparavant, le DPE comportait deux étiquettes :

  • une première pour calculer les consommations énergétiques du logement. Plus la classe énergétique se rapproche de G, plus l’habitation est énergivore ;
  • une seconde pour se faire une idée des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Désormais, par souci de clarté et de lisibilité, la nouvelle étiquette regroupe ces deux barèmes. En voici un exemple :

etiquette energie climat
Exemple d’une étiquette énergie-climat du DPE utilisée depuis la réforme entrée en vigueur le 1er juillet 2021.

Source : Ministère de la transition écologique

Pour bien comprendre, les notes de l’étiquette énergie, voici un tableau vous indiquant les différents seuils et ce à quoi ils correspondent.

Note de l’étiquette énergie Consommation du bien en kWh d’énergie primaire par m² (kWh/m².an)Rejet de CO2 par m² kg CO2eq/m².anCaractéristiques du logement
A< 70< 6Extrêmement performant
BEntre 70 et 110Entre 6 et 11Très performant
CEntre 110 et 180Entre 11 et 30Performant
DEntre 180 et 250Entre 30 et 50Moyennement performant
EEntre 250 et 330Entre 50 et 70Peu performant
FEntre 330 et 420Entre 70 et 100Très peu performant
G> 420> 100Extrêmement peu performant

Attention aux classes F et G !

Ces logements sont considérés comme des « passoires thermiques ». Les logements classés F et G sont considérés comme des passoires énergétiques et font l’objet de contraintes réglementaires croissantes, notamment pour la location.

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Quand le DPE est-il obligatoire ?

Le Diagnostic de performance énergétique est obligatoire dans la plupart des ventes et locations de logements. Il doit être réalisé à l’initiative du propriétaire vendeur ou bailleur et intégré au Dossier de diagnostic technique (DDT) remis au futur acquéreur ou locataire.

Le DPE doit notamment être fourni :

  • lors de la mise en vente d’un logement ;
  • lors de sa mise en location ;
  • lors de la livraison de certains logements neufs.

Les annonces immobilières doivent par ailleurs afficher les classes énergétique et climatique du logement et indiquer l’estimation de ses dépenses annuelles d’énergie. Lorsqu’un logement est classé F ou G, la mention « logement à consommation énergétique excessive » doit également apparaître dans l’annonce.

Existe-t-il des logements dispensés de DPE ?

Oui. Certains bâtiments ne sont pas soumis à l’obligation de réaliser un DPE. L’article R126-15 du Code de la construction et de l’habitation prévoit plusieurs exceptions.

  • les constructions provisoires prévues pour une durée d’utilisation inférieure ou égale à deux ans ;
  • les bâtiments indépendants de moins de 50 m² de surface de plancher ;
  • certains bâtiments ou parties de bâtiments à usage agricole, artisanal ou industriel, lorsqu’ils ne servent pas à l’habitation et que l’énergie utilisée pour le chauffage, le refroidissement ou l’eau chaude reste faible par rapport aux besoins liés à l’activité ;
  • les lieux de culte ;
  • les monuments historiques classés ou inscrits ;
  • les bâtiments ou parties de bâtiments non chauffés, ou dont le seul chauffage fixe est une cheminée à foyer ouvert, lorsqu’ils ne disposent pas non plus de système de refroidissement ;
  • les bâtiments ou parties de bâtiments résidentiels destinés à être utilisés moins de quatre mois par an.

Ces biens peuvent donc, dans les conditions prévues par la réglementation, être vendus ou loués sans qu’un DPE soit nécessaire.

Est-il obligatoire de réaliser un DPE ?

Dans certains cas très rares, il n’est pas nécessaire de demander la réalisation d’un DPE. L’article R216-15 du Code la construction et de l’habitation liste les 7 bâtiments ou parties de bâtiment concernés :

  1. Les constructions provisoires prévues pour une durée d’utilisation égale ou inférieure à 2 ans ;
  2. Les bâtiments indépendants dont la surface de plancher au sens de l’article R. 111-22 du Code de l’urbanisme est inférieure à 50 mètres carrés ;
  3. Les bâtiments ou parties de bâtiments à usage agricole, artisanal ou industriel, autres que les locaux servant à l’habitation, dans lesquels le système de chauffage ou de refroidissement ou de production d’eau chaude pour l’occupation humaine produit une faible quantité d’énergie au regard de celle nécessaire aux activités économiques ;
  4. Les bâtiments servant de lieux de culte ;
  5. Les monuments historiques classés ou inscrits à l’inventaire en application du code du patrimoine ;
  6. Les bâtiments ou parties de bâtiments non chauffés ou pour lesquels les seuls équipements fixes de chauffage sont des cheminées à foyer ouvert, et ne disposant pas de dispositif de refroidissement des locaux ;
  7. Les bâtiments ou parties de bâtiments résidentiels qui sont destinés à être utilisés moins de quatre mois par an.

DPE erroné ou manquant : quelles sont les sanctions ?

Le DPE est un document réglementé et opposable. Un propriétaire, un diagnostiqueur ou un professionnel de l’immobilier peut donc voir sa responsabilité engagée en cas de manquement.

SituationConséquence possible
Propriétaire faisant appel à un diagnostiqueur non certifiéAmende de 1 500 €, portée à 3 000 € en cas de récidive
Diagnostiqueur exerçant sans certificationAmende de 1 500 €, portée à 3 000 € en cas de récidive
Diagnostiqueur ne transmettant pas le DPE à l’ADEMEAmende de 1 500 €
Informations erronées dans une annonce immobilièreJusqu’à 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale
Faute du diagnostiqueur ayant causé un préjudiceEngagement de sa responsabilité et éventuelle indemnisation de l’acheteur ou du locataire
principales sanctions susceptibles de s’appliquer en cas de manquement aux obligations relatives au DPE. Source : Service-Public.fr.

Lorsqu’une annonce contient de fausses informations, l’acquéreur ou le locataire peut également saisir la justice afin de demander des dommages et intérêts et, selon la situation, l’annulation de la vente ou du bail.

Le DPE est-il opposable ?

Depuis le 1er juillet 2021, le DPE est opposable. Cela signifie que l’acquéreur ou le locataire peut engager la responsabilité du propriétaire ou du diagnostiqueur lorsque des informations erronées lui causent un préjudice.

Les recommandations de travaux figurant dans le DPE restent en revanche indicatives : ce sont les données permettant d’établir le diagnostic et son classement qui sont juridiquement opposables.

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Qui réalise le Diagnostic de performance énergétique ?

Le DPE doit être réalisé par un diagnostiqueur immobilier certifié. Ce professionnel doit disposer d’une assurance couvrant sa responsabilité et exercer son activité en toute indépendance et impartialité vis-à-vis du propriétaire, du vendeur, de l’acheteur ou du locataire.

Avant de prendre rendez-vous, il est possible de vérifier la certification du professionnel grâce à l’annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés mis à disposition par les pouvoirs publics.

Depuis 2025, le dispositif a également été renforcé afin de lutter contre les fraudes au DPE. Les diagnostics comportent notamment un QR code permettant d’en vérifier l’authenticité sur le site de l’ADEME.

Combien coûte un DPE ?

Le prix d’un DPE n’est pas réglementé. Chaque diagnostiqueur fixe librement ses tarifs, qui peuvent varier selon la surface du logement, sa localisation, ses caractéristiques et le professionnel choisi.

Il est donc conseillé de demander plusieurs devis avant de sélectionner un diagnostiqueur, tout en vérifiant systématiquement que celui-ci dispose d’une certification valable.

La réalisation du DPE en elle-même n’ouvre pas droit à une aide financière spécifique. En revanche, lorsque le diagnostic conduit à envisager des travaux de rénovation énergétique, différentes aides peuvent être mobilisées selon le projet et la situation du ménage.

Quelle est la durée de validité de ce document ?

Un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021 est valable pendant 10 ans. Les diagnostics plus anciens ne peuvent désormais plus être utilisés : les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ont notamment cessé d’être valables au 1er janvier 2025.

Certains DPE encore valides peuvent toutefois bénéficier d’une attestation actualisée sans nouvelle visite du diagnostiqueur lorsqu’une évolution réglementaire modifie leur étiquette. Cela a notamment été le cas avec l’adaptation des seuils pour les logements de 40 m² ou moins en 2024, puis avec le passage du coefficient de conversion de l’électricité de 2,3 à 1,9 en 2026.

À compter du 1er janvier 2027, le coefficient électrique passera de nouveau de 1,9 à 1,7. Les DPE encore valides pourront alors faire l’objet d’une nouvelle attestation générée gratuitement par l’ADEME, sans modifier leur date initiale de fin de validité.

Quelles sont les principales évolutions récentes du DPE ?

Le DPE a profondément évolué depuis sa réforme de 2021. Au-delà de sa nouvelle méthode de calcul et de son caractère opposable, il joue désormais un rôle central dans les politiques de rénovation énergétique et dans les conditions de vente ou de location de certains logements.

Les logements classés G ne peuvent plus être loués depuis 2025

Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être proposé à la location dans le cadre d’un nouveau bail, d’un renouvellement ou d’une reconduction tacite en métropole.

Le calendrier prévoit ensuite un durcissement progressif :

PériodeClasses pouvant être louées en métropole
2025 à 2027A à F
2028 à 2033A à E
À partir de 2034A à D
Légende : calendrier du critère de performance énergétique permettant la location d’un logement en métropole. Source : Service-Public.fr

Les logements classés F et G font par ailleurs l’objet de restrictions concernant l’augmentation du loyer.

L’audit énergétique est obligatoire pour certaines ventes

Depuis le 1er janvier 2025, la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé E, F ou G doit être accompagnée d’un audit énergétique réglementaire, en complément du DPE.

Cette obligation sera étendue aux logements classés D à compter du 1er janvier 2034.

La méthode de calcul du DPE a été harmonisée

Depuis la réforme de 2021, le DPE des logements repose sur une méthode conventionnelle prenant notamment en compte les caractéristiques du bâti, son isolation, ses équipements de chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, la ventilation et le refroidissement.

Les anciennes factures d’énergie ne constituent plus la base de calcul du DPE des logements, ce qui permet notamment d’éviter que la note dépende du comportement des occupants précédents.

Le DPE collectif concerne désormais toutes les tailles de copropriété visées par la réforme

L’obligation de réaliser un DPE collectif a été progressivement étendue aux copropriétés dont le permis de construire est antérieur au 1er janvier 2013.

Elle concerne les copropriétés de plus de 200 lots depuis 2024, celles comptant entre 50 et 200 lots depuis 2025 et, depuis le 1er janvier 2026, les copropriétés de 50 lots ou moins.

Copropriété concernéeDate d’entrée en vigueur
Plus de 200 lots1er janvier 2024
Entre 50 et 200 lots1er janvier 2025
50 lots ou moins1er janvier 2026
Légende : calendrier de généralisation du DPE collectif selon la taille de la copropriété. Source : Service-Public.fr / ANIL.

Une mesure qui vient compliquer les bailleurs de passoires thermiques

Depuis le 24 août 2022, ils ont l’interdiction d’augmenter le loyer de leur logement classé F et G lors :

  • de la remise en location ;
  • du renouvellement du bail.

Pour les propriétaires-bailleurs qui souhaiteront réviser le loyer en cours de bail, impossible aussi ! L’interdiction s’applique aussi à cette situation. Pour pouvoir augmenter leur loyer, une solution s’offre aux propriétaires : réaliser des travaux de rénovation énergétique.

Que faire suite à un DPE ?

Le DPE permet d’identifier les principaux points faibles énergétiques d’un logement et contient des recommandations destinées à améliorer sa performance.

Une mauvaise étiquette ne signifie pas automatiquement qu’il faut réaliser tous les travaux proposés. Il est préférable d’identifier les interventions les plus pertinentes en fonction du logement : isolation de la toiture ou des murs, remplacement d’un système de chauffage ancien, amélioration de la ventilation ou encore changement des fenêtres, par exemple.

Pour les rénovations les plus importantes, un audit énergétique peut permettre de construire un parcours de travaux cohérent et d’estimer les gains attendus.

Selon la situation du ménage et les travaux envisagés, plusieurs dispositifs peuvent contribuer au financement d’une rénovation : MaPrimeRénov’, les Certificats d’économies d’énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro ou certaines aides locales. Les conditions évoluant régulièrement, il est préférable de vérifier son éligibilité auprès de France Rénov’ au moment du projet.

Après des travaux susceptibles d’améliorer significativement les performances du logement, réaliser un nouveau DPE permet de mesurer leur impact et d’obtenir, le cas échéant, une meilleure étiquette.

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Un bon DPE peut jouer en votre faveur car vous pouvez prétendre à un prêt accession action logement de 40 000 euros maximum. Ce prêt, au taux de 0,5 %, est octroyé sous certaines conditions. Le logement doit :

  • être acheté dans l’optique de devenir une résidence principale ;
  • se situer en France (DOM-TOM compris) ;
  • respecter des conditions de performance énergétique (pour un logement neuf) ;
  • présenter un DPE avec une étiquette énergie allant de A à E (pour un logement ancien vendu par un organisme de logement social dans le cadre de la vente HLM).

Un DPE vierge ne permet pas d’en bénéficier.

Un locataire peut-il obliger son propriétaire à améliorer un logement énergivore ?

Dans certaines situations, oui. La performance énergétique fait désormais partie des critères permettant de déterminer si un logement est décent. En métropole, pour les baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne respecte plus le niveau minimal de performance énergétique requis pour être loué. Les logements F seront concernés à partir de 2028 et les logements E à partir de 2034.

Lorsqu’un logement ne respecte pas les critères de décence, le locataire peut mettre son propriétaire en demeure de réaliser les travaux nécessaires. Si aucun accord n’est trouvé après deux mois, il peut saisir le juge des contentieux de la protection.

Le juge peut notamment ordonner la réalisation de travaux, fixer un délai, réduire le montant du loyer ou suspendre son paiement jusqu’à la mise en conformité du logement, sous réserve des exceptions prévues par la réglementation.

Le DPE est aujourd’hui bien plus qu’un simple document d’information sur les consommations d’un logement. Sa classe énergétique peut avoir des conséquences sur une vente, une mise en location, la valeur d’un bien ou encore les travaux de rénovation à envisager.

La réglementation continue par ailleurs d’évoluer. Après la baisse du coefficient appliqué à l’électricité en 2026, une nouvelle modification entrera en vigueur au 1er janvier 2027, avec un coefficient ramené à 1,7. Il est donc important de tenir compte de la date d’établissement du DPE et, lorsqu’une attestation actualisée est disponible auprès de l’ADEME, de vérifier si son classement a évolué.

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