Voiture propre = économies ?

Si la motorisation et le carburant sont déterminants dans le bilan énergétique d’une voiture et dans son coût d’utilisation, certains éléments peuvent vous mettre sur la voie d’une voiture plus ou moins respectueuse de l’environnement.

Le Bonus-Malus : ma voiture sera-telle primée ou taxée ?

Mis en place par l’Etat en 2008, le système du bonus-malus écologique ou écopastille sert à établir un classement des voitures les moins polluantes aux plus polluantes. Basé sur le niveau d’émissions de CO2/km, il fonctionne par tranche et peut donner lieu au versement d’une prime à l’achat pour un modèle propre ou inversement au paiement d’une taxe pour un véhicule polluant. Pour 2015 le barème du bonus-malus est le suivant :

Barème du bonus :

  • Entre 0 et 20 g/Km de CO2 Bonus de 6 300€ (dans la limite de 27% du coût d’acquisition)
  • Entre 21 et 50 g/km de CO2 Bonus 4 000 € (dans la limite de 20% du coût d’acquisition)
  • Entre 61 et 110 g/km de CO2 pour les véhicules hybrides Bonus de 2 000€ (dans la limite de 5% du coût d’acquisition)

Barème du malus :

  • Entre 131 et 135 g/km de CO2 Malus 150 €
  • Entre 136 et 140 g/km de CO2 Malus 250 €
  • Entre 141 et 145 g/km de CO2 Malus 500 €
  • Entre 146 et 150 g/km de CO2 Malus 900 €
  • Entre 151 et 155 g/km de CO2 Malus 1 600 €
  • Entre 156 et 175 g/km de CO2 Malus 2 200 €
  • Entre 176 et 180 g/km de CO2 Malus 3 000 €
  • Entre 181 et 185 g/km de CO2 Malus 3 600 €
  • Entre 186 et 190 g/km de CO2 Malus 4 000 €
  • Entre 191 et 200 g/km de CO2 Malus 6 500 €
  • Plus de 200 g/km de CO2 Malus 8 000 €

Les véhicules thermiques dont les émissions sont comprises entre 61 g/km et 130 g/km sont dits « neutres ». Ils ne sont pas soumis au malus mais ne peuvent bénéficier d’un bonus.

A noter qu’en prévision de la Norme Euro6 prévue pour 2014, l’Etat réfléchit à des mesures concernant les moteurs diesel, soit un alourdissement des taxes à la pompe, soit la création d’une taxe annuelle basée sur le niveau de rejets de particules fines considérées comme les plus nocives.

Le Ministère du Développement Durable n’a pas encore donné ses directives pour 2015 mais une refonte du système est déjà programmée car l’éco pastille coûte cher à l’Etat et ne rapporte pas assez. On devrait donc se diriger vers une diminution du montant des bonus, voire une suppression de certaines tranches et vers un nouveau calcul du barème du malus afin que celui-ci concerne davantage de véhicules. A noter qu’en prévision de la Norme Euro6 prévue pour 2014, l’Etat réfléchit à des mesures concernant les moteurs diesel, soit un alourdissement des taxes à la pompe, soit la création d’une taxe annuelle basée sur le niveau de rejets de particules fines considérées comme les plus nocives.

Quelles sont les technologies de réduction des consommations et émissions ?

Pas facile au moment de l’achat de s’y retrouver parmi les différents labels plus ou moins écologiques des constructeurs. « Eco2 » chez Renault, « BlueMotion » chez Volkswagen, « BlueEfficiency » chez Mercedes ou encore « Ecomotive » chez Seat, ces labels marketing n’aident pas forcément au moment de l’achat. Si pour vous le niveau de technologie visant à réduire le bilan énergétique de votre voiture est un critère déterminant, voici quelques équipements majeurs qui pourront vous intéresser.

  • Le start & stop : système le plus répandu et un des moins couteux, environ 300 €, le start & stop est en réalité un alterno-démarreur qui permet de couper le moteur lors d’un arrêt prolongé. Il permet d’économiser jusqu’à 10 % de carburant lors des trajets urbains.
  • La récupération d’énergie au freinage : très présente sur les voitures hybrides mais aussi sur certains modèles haut de gamme, la récupération d’énergie au freinage transforme la force des décélérations en énergie électrique. Cette énergie permet ensuite d’alimenter des équipements électriques comme la climatisation ou encore la direction assistée. La récupération d’énergie au freinage fonctionne généralement de pair avec un système électronique de gestion intelligente des périphériques électriques.
  • La roue libre : introduit récemment sur certaines boîtes automatiques, le système de roue libre permet lors des phases de descente de supprimer tout lien mécanique entre la transmission et les essieux de la voiture afin de réduire la résistance au roulement et ainsi économiser du carburant.
  • Les pneus verts : développés récemment, les pneus verts utilisent des gommes spéciales qui permettent de diminuer la résistance au roulement. On parle d’une économie d’environ cinq pleins sur la durée de vie du pneu. Attention, certains pneus verts peuvent se montrer moins efficaces sur sol mouillé ou rallonger les distances de freinage.
  • Le downsizing : cette technique vise à réduire la cylindrée des moteurs toujours dans l’optique de réduire les consommations et les émissions. Généralement, le downsizing est couplé à la suralimentation par turbo afin d’obtenir une puissance équivalente à un moteur de plus forte cylindrée.
  • L’allègement : depuis deux ou trois ans, les constructeurs ont opérés une baisse conséquente du poids de leurs modèles par rapport aux générations précédentes. Grâce à l’utilisation d’acier haute résistance et haute élasticité, à des matériaux composites, ou encore à des isolants plus minces, certains modèles ont gagné jusqu’à 150 kg.
  • L’allongement des rapports de boîte : très critiqué en raison de son incidence sur l’agrément, l’allongement des rapports de boîte a tendance à lisser le caractère moteur mais il s’avère efficace notamment sur le niveau des émissions.